Réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile: Les Agences des Nations Unies préparent l’évaluation finale du programme H4+

Réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile: Les Agences des Nations Unies préparent l’évaluation finale du programme H4+

En prélude à l’évaluation finale du programme H4+, financée par les coopérations Suédoise et Canadienne, en appui au Gouvernement ivoirien pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile, une mission internationale interagences des Nations Unies (OMS,  UNFPA, UNICEF, ONUFEMMES, ONUSIDA) a séjournée en Côte d’Ivoire, du 10 au 16 mai 2015.

Entre autres, les objectifs de la mission étaient de former les gestionnaires, coordonnateurs, points focaux suivi et évaluation, et les acteurs clés du programme H4+ aux fonctions de bases et avancées de l’outil de gestion et de mise en œuvre du programme, d’identifier les défis potentiels du plan d’action de 2015, en particulier ceux liés au suivi et évaluation de ce plan, de partager le processus de  l’évaluation finale du programme et d’avoir des interactions directes avec les acteurs de terrain afin de recueillir des informations.

Conformément à ces objectifs, les Experts du programme H4+ ont procédé à la formation des participants des pays francophones  bénéficiaires de ces fonds, notamment le Burkina Faso, la Guinée Bissau et la Côte d’Ivoire, les 11 et 12 mai 2015. La mission s’est ensuite rendue sur le terrain, les 13 et 14 mai 2015, dans la région du Gbêkê, où elle a rencontré les acteurs de terrain dans les districts sanitaires de Bouaké  Nord-Ouest et Sakassou. Elle a visité le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Bouaké où elle a rencontré la Direction du CHU et les responsables du service de Gynéco-obstétrique et de la maternité. Elle a ensuite visité l’antenne de  l’Institut de National de Formation des Agents de Santé (INFAS). Après une séance de travail avec la Chef d’Antenne, la mission a pu se rendre compte des réalités des élèves sages-femmes et infirmiers de l’établissement. L’équipe de la mission a ensuite  rencontré les acteurs du district de Sakassou au Centre de santé rural d’Assirikro (environ 20 km de Bouaké). La dernière étape de la visite de terrain a conduit la mission à un atelier de formation de 25 agents de santé issus des districts sanitaires de Katiola, Dabakala et Sakassou, sur les soins obstétricaux d’urgence (SONU). 

A l’issu de cette mission de terrain, des progrès ont été notés en termes d’amélioration de la disponibilité, de l’accessibilité et de la qualité des services de santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant, de l’adolescent et jeune offerts. Toutefois  la mission a fait desrecommandations aux acteurs nationaux lors d’un atelier de restitution tenu au Bureau de l’OMS à Abidjan pour améliorer davantage ces services.. Concernant la formation, entre autres, la mission a recommandé le renforcement de l’INFAS de Bouaké en vue d’assurer une formation de qualité aux agents de santé qui y sont formés. Par exemple, elle a suggéré l’équipement des laboratoires destinés aux travaux pratiques des Sages-femmes, et l’accréditation de leurs sites de stages.  La mission recommande également le renforcement de la formation en obstétrique des Infirmiers afin qu’ils soient à même de suppléer valablement aux Sages-femmes là où elles ne sont pas disponibles. Au sujet de la production et du recrutement des Sages-femmes, la mission suggère une planification sur la base des besoins et un alignement de la production sur la base du recrutement.

Sur les soins obstétricaux et néonataux d’urgence (SONU), la mission a recommandé l’accélération de la mise en œuvre de la réforme hospitalière, en particulier, la mise à jour des données nationales de l’enquête SONU de 2011, le renforcement des capacités des régions et des districts dans la  planification des SONU, avec cartographie, l’identification des formations sanitaires sélectionnés pour la fourniture des soins obstétricaux et néonataux d’urgence de base (SONUB) et la répartition des sages-femmes au sein des formations sanitaires identifiées, prenant en compte le besoin d’un nombre minimum de Sages-femmes pour aussi assurer les activités au niveau communautaire.

La mission a également recommandé l’implication des formations sanitaires et les communautés dans le processus de surveillance des décès maternels et riposte. A ce niveau, elle propose de définir le rôle du CHU de Bouaké, des Sages-femmes et des agents de santé communautaire dans le processus.

Enfin, quant à l’implication de la communauté, la mission a recommandé de définir un rôle clair des ASC concernant la distribution des contraceptifs, la gestion des fistules et la surveillance des décès maternels, de définir un     paquet de motivation possible et d’évaluer la contribution de « l’école des maris ».

A noter que l’évaluation finale du programme H4+ interviendra en fin de projet, en 2016, pour permettre de formuler des objectifs mondiaux sur la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile dans le cadre des Objectifs pour le Développement Durable (Agenda post-2015), et voir comment l’Initiative H4+ pourrait contribuer à l’atteinte de ces objectifs.

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Pour plus d'informations, veuillez contacter:

M. KONE Souleymane, Chargé de programmes, Promotion de la santé, Communication et Plaidoyer, Lutte contre le tabagisme
Tel.: +225 22517200
Cel : +225 07148393
E-mail :koneso [at] who.int
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Ci-dessous:

01. La mission a visité le centre de santé rural d'Assirikro, district de santé de Sakassou

02. La visite de la maternité du CHU a montré les réalités du terrain

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